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Actualités du Projet BALI 2007-08 Promotion de la lecture et soutien aux écoles à Wanagiri
Depuis le 1er septembre 2007, tout en poursuivant
notre action sur place avec nos amis en France et à Bali, et les fidèles
partenaires associatifs habituels, nous avons souhaité développer plus
intensément le projet en commun avec Bali Autrement. - l'aide concrète plus soutenue à l'un
des établissements scolaires intégrés au projet (l'école primaire SDN2
Wanagiri) ; il s'agit de l'école qui se trouve non loin de la bibliothèque
et par conséquent aussi la plus visitée par des touristes étrangers de
passage.
Mais la priorité est maintenant allouée aux deux premières initiatives, en voici les principales raisons :
Dans cette partie montagnarde et rurale de
Bali, l'accès au savoir est difficile et les livres sont rares. Il faut
surtout connaître le contexte local : à Buleleng, au nord de Bali, et
surtout dans le coin de Wanagari (souvent dans les nuages et perché à
plus de 1300 mètres), le simple fait de lire est un acte souvent perçu
dans les foyers comme étant plus subversif que pédagogique ! En effet,
à 10 ou 15 personnes, enfants et adultes, réunies le soir dans une pièce
mal éclairée et devant une télé allumée, il est difficile pour celle ou
celui tenté par la lecture de s'isoler du groupe, tout comme il est rare
d'avoir chez soi à la fois une lampe correcte et des livres intéressants…
L'objectif de cette bibliothèque est donc
non seulement de proposer des livres d'enfants, des contes balinais et
autres légendes asiatiques, des livres sur les cultures indonésienne et
l'identité balinaise, d'autres autour de la religion hindoue ou des spiritualités
orientales, ou encore des livres d'histoire nationale et de politique
internationale, mais également des publications trop longtemps censurées
ou jetées dans les oubliettes de l'histoire d'une dictature en mal de
propagande… Aujourd'hui, la donne a profondément changé : le gouvernement indonésien est l'un des plus démocratiques du continent asiatique et, en l'espace de dix ans seulement, l'une des presses d'Asie les plus scellées est devenue l'une des plus libres. De même, les maisons d'éditions indonésiennes, souvent modestes mais indépendantes, sont de plus en plus nombreuses, et des traductions en indonésien d'œuvres majeures ou critiques, anciennes ou récentes, pullulent avec un grand bonheur au sein de l'archipel, à Java notamment. Hélas, deux soucis relativisent la portée de cet enthousiasme : d'abord, le prix des livres est cher pour les autochtones, et ensuite les habitants ne connaissent généralement pas l'existence de ces nouvelles traductions… D'autant plus que les mentalités évoluent moins rapidement le l'économie ou la politique, et que les anciens réflexes ont encore cours dans la montagne ou la campagne : certains ne lisent toujours pas car il n'y aurait pas de livres intéressants, seulement des ouvrages consensuels ou de propagande, etc. Le but de la bibliothèque est d'offrir l'opportunité à celles et à ceux qui le souhaitent de lire autre chose que ce qu'ils ont l'habitude de lire (ou relire), que ce soit à l'école, au lycée ou dans les très rares bibliothèques existantes… La formation intellectuelle, collective ou autonome, n'est l'apanage ni de l'Occident, ni des hautes castes ou des nouveaux riches, et tout le monde devrait pouvoir avoir accès à ce bien universel qu'est le savoir : un droit en principe pour tous...
Cette école, située à 50 mètres du local associatif de la bibliothèque, a été la première a avoir été soutenue dès le début du projet en 2004. Depuis 2007, un nouveau directeur, plus dynamique que le précédent, est aux commandes de l'établissement qui accueille tous les ans davantage d'élèves. A la rentrée 2007-08, ils étaient 154 pour un total seulement de 6 instituteurs… Les infrastructures, tout comme les enseignants, manquent : le toit ou les fenêtres demandent réparation, les murs des 6 classes existantes recevraient volontiers de la peinture fraîche et un peu de décoration, et les salles de nouveaux bancs et chaises, etc. Dans la salle des profs, la table de réunion où sont empilés les dossiers est une table de ping-pong… Depuis 2006, c'est surtout cette école qui accueille le plus souvent les voyageurs de Bali Autrement. Ces derniers visitent les classes et rencontrent les élèves, discutent avec le directeur ou les enseignants, prennent des photos, etc. Il nous a par conséquent semblé logique, à Déroutes & Détours comme à Bali Autrement, de compenser cette relative " perturbation " des cours par des aides concrètes afin d'améliorer les conditions de travail des écoliers et du personnel enseignant. Avec l'accord de toutes les parties concernées, l'aide ainsi allouée, en réponse aux visites régulières de cette école primaire, représente une forme d'échange que nous espérons la plus équitable possible.
Fonctionnement et gestion de l'aide uatre fois par an (en novembre, février, mai et août), un responsable de l'association reverse le montant des sommes récoltées - grâce aux dons des touristes, en particulier des clients de Bali Autrement, qui est au demeurant le seul voyagiste en ce moment autorisé à amener des clients visiter l'école voisine - au directeur de l'école primaire SDN2 de Wanagiri. Ensuite, en juillet de chaque année, un important achat de livres viendra compléter l'approvisionnement - régulier mais modeste - qui aura lieu tout au long de l'année grâce aux dons de livres de certains touristes. Tout l'argent donné à Déroutes & Détours lors d'un passage au local de la bibliothèque à Wanagiri sera entièrement reversé (une fois par trimestre) pour l'aide matérielle à l'école voisine. Les personnes ayant offert un don signent dans cahier sur place, puis se verront systématiquement recevoir - en retour de la somme versée - un reçu attestant de la transaction opérée, tout comme d'ailleurs le guide de Bali Autrement qui les accompagne. L'argent qui servira à l'achat des livres proviendra exclusivement d'un don de Bali Autrement au cours de chaque été. D'autre part, les visiteurs de l'école et de la bibliothèque sont invités, s'ils le désirent, à rapporter directement des livres en indonésien (pour petits et grands) à la bibliothèque de l'association. Enfin, pour les affaires d'école (cahiers stylos, cartes, etc.) collectées au fil de l'année, c'est l'association qui rassemble toutes les affaires pour ensuite distribuer et répartir équitablement l'ensemble de la collecte dans les six écoles intégrées au projet. Il faut impérativement éviter d'apporter personnellement des affaires d'école et les distribuer directement aux élèves ou aux enseignants lors des visites organisées ou spontanées des écoles. Egalement, et même si l'intention première est louable, il faut veiller à ne jamais donner instantanément de l'argent au directeur ou aux instituteurs d'une école ! Concernant le projet autour de la promotion de la lecture, à terme, notre souhait est que les Balinais s'approprient toujours plus le projet et se sentent chez eux lorsqu'ils lisent dans le local de l'association qui fait office de bibliothèque. Rappelons ici que la responsable du Projet Bali est Kadek Darmini (à Bali et en France), relayée sur place par notre coordinateur local, Nengah Suriata, chargé d'accueillir les touristes étrangers, d'assurer le suivi et la visite des écoles. Par ailleurs, les deux responsables de la bibliothèque à Wanagiri sont Iluh Ayu Ernawati et Made Dwi Ariyaningsih (Arik).
Coordonnées Mail: deroutes@yahoo.fr Informations de base sur l'association Déroutes
& Détours:
Adresse Déroutes & Détours à Bali: Pour en savoir plus sur la genèse du projet, les détails, le contexte local et le rappel des actions menées précédemment à Wanagiri, lire ci-dessous
Genèse et évolution du projet Projet BALI Soutien
aux écoles à Buleleng (2005-2007) Printemps 2007
Ce micro-projet annualisé, qui a débuté au cours de l'été 2004, consiste à entreprendre des actions concrètes pour soutenir la scolarisation à Bali-Nord et promouvoir la lecture grâce à la mise en place d'une petite bibliothèque en milieu rural (région de Buleleng, et en particulier dans le village de Wanagiri). Des voyages de deux mois minimum sur place sont effectués chaque année (en été notamment) pour réaliser le projet et superviser les actions en cours. Pour l'année 2006-07, six partenaires
balinais et français pour une initiative modeste mais efficace: Responsable du Projet Bali (Alsace
et Bali): Kadek Darmini
Quatre types d'actions réalisées
localement:
Actions menées en Indonésie, au nord
de Bali, en faveur des populations rurales, oubliées du tourisme international
et/ou exclues de la mondialisation… Qui ? Les porteurs du projet, mis en place au printemps 2004,
sont respectivement Franck Michel, anthropologue et directeur de
l'association Déroutes & Détours, et Kadek Darmini, membre de l'association.
Depuis l'été 2005, il existe une antenne balinaise de Déroutes & Détours,
afin de mieux gérer les opérations et les rencontres sur place. Elle a
été ouverte à Wanagiri, dans le village où se trouve également notre bibliothèque
(créée en juillet 2005). Déroutes & Détours BALI a pour principal objectif
d'assurer le suivi des actions dans la région, de répartir équitablement
les diverses donations (argent, fournitures et matériel scolaires, etc.)
apportées et offertes par les amis de l'association et les clients de
Bali Autrement, un de nos partenaires sur place pour favoriser la scolarisation
de cette région d'Indonésie. Depuis l'été 2006, la responsable
du Projet Bali (France et Indonésie) est Kadek Darmini,
originaire du village et résidant toujours plusieurs mois par an
sur place. Tout au long de l'année, notre coordinateur local est
Nengah Suriata. C'est lui qui accueille les visiteurs et sert de
lien entre l'association et les différentes écoles de la
région. Il habite à Wanagiri même et s'occupe également
de faire visiter certaines écoles aux voyageurs de passage, notamment
aux clients de Bali Autrement. Bref, Pak Nengah est la personne
que vous rencontrerez si vous souhaitez vous rendre dans ce village lors
d'un séjour à Bali, pour soutenir nos actions et pour visiter l'une des
écoles inscrites dans notre projet. Depuis l'été 2006 aussi,
l'entretien et la gestion de notre modeste bibliothèque reviennent
à une lycéenne du village, et plus précisément
de la famille: Iluh Ayu Ernawati. En fin de scolarité, Iluh
se destine aux métiers du tourisme et espère décrocher
l'année prochaine un emploi dans la restauration, dans le coin
si possible... Actuellement, six associations ou entreprises touristiques
sont des partenaires actifs du Projet BALI: En 2006-07, douze personnes ressources sont directement
concernées par le projet BALI: À signaler également pour leur collaboration:
Des filles plus calmes
que les garçons... Pendant la récréation, école
primaire de Wanagiri (SDN1) Pourquoi? ORIGINE DU PROJET BALI Fondé sur le partage des cultures et l'échange de sourires comme de savoirs, ce projet se veut avant tout éducatif, il a résolument une vocation plus humaniste qu'humanitaire. Rattaché à la préfecture de Buleleng au nord de l'île indonésienne de Bali, le petit village de Wanagiri s'étend tout en longueur sur l'axe routier reliant Denpasar au sud à Singaraja au nord. Le lieu est intégré dans la zone dite " touristique ", et se trouve à 6 km au nord du lac Bratan, haut-lieu du tourisme national et international, en milieu montagnard et forestier. Perché à 1000 mètres d'altitude, le village longe une route de crête surplombant les lacs Buyan et Tamblingan. Cette région, où se trouve la dernière forêt primaire de l'île, est devenue depuis une décennie le terrain de jeu favori pour de nombreux randonneurs venus du monde entier. Les habitants voient passer des touristes mais ne profitent pas ou très peu de cette manne économique. Sur la crête, à Wanagiri, il y a en effet une route asphaltée et les randonneurs viennent ou repartent avec un véhicule, s'arrêtent un bref instant pour faire des photos, et poursuivent leur chemin en direction de Lovina Beach (au nord) ou Bedugul (au sud). Ici, contrairement à d'autres lieux balinais, les habitants vivent encore essentiellement de l'agriculture (cultures maraîchères, production locale de café, culture des fleurs - hortensia notamment - pour les offrandes religieuses, mais absence de riziculture) dont les rendements restent maigres, et ne suffisent pas à faire vivre une famille. Au nombre environ de 1500, les habitants de Wanagiri figurent parmi les oubliés et les exclus du développement à la fois économique et touristique qui prolifère à seulement 3 km au sud (les environs du lac Bratan et Buyan) et 15 km au nord (la ville de Singaraja et le littoral). Le milieu rural et montagnard, à l'écart des flux touristiques " consommateurs ", n'en fait qu'une voie de passage obligée entre le nord et le sud. Certains habitants ne manquent pas de faire observer qu'ils ne reçoivent du tourisme et de la modernité que la pollution des véhicules et les déchets jetés sur la voie… De ce fait, le village de Wanagiri reste un lieu défavorisé dans une zone de prospérité touristique : une épine au cœur du paradis. La conjoncture nationale et internationale n'incite pas non plus à l'optimisme sur le plan local. " L'île des dieux " ou " l'île aux dix mille temples ", comme la décrivent les voyagistes du monde entier vit aujourd'hui davantage du tourisme que de l'agriculture. Mais les laissés-pour-compte du développement touristique survivent difficilement au quotidien dans un environnement devenu singulièrement précaire et incertain au cours des six ou sept dernières années. Une crise d'identité (voire religieuse) s'est récemment encore ajoutée aux crises économique et politique qui ont dévasté l'archipel indonésien après la crise financière de l'automne 1997 puis la fin mouvementée de la dictature de Suharto en mai 1998. A Bali, l'attentat du 12 octobre 2002, dont le bilan s'est élevé à 202 morts, n'a fait qu'empirer une situation générale déjà fortement compromise sur le plan économique, social et politique. Le secteur du tourisme a profondément souffert de la montée (somme toute relative) d'un terrorisme islamiste régional, et en particulier des conséquences désastreuses (notamment en terme d'emplois) de l'attentat de Kuta, centre névralgique du tourisme de masse au sud de l'île. En effet, l'industrie du tourisme a été gravement atteinte après 1998 et bien plus encore après le 11 septembre 2001 et surtout le 12 octobre 2002. Et puis le SRAS et la guerre en Irak... Et, in fine, le Tsunami du 26 décembre 2004 et puis, comme si cela ne suffisait pas, un nouveau triple attentat à Bali (Kuta et Jimbaran) le 1er octobre 2005... Sans parler du virus de la grippe aviaire et de la terre qui a encore tremblé à Yogyakarta en 2006... L'archipel indonésien n'en finit plus de compter ses catastrophes! Cela fait beaucoup, beaucoup trop, surtout lorsque le tourisme international s'est malheureusement imposé comme monoculture à exporter et à vendre à tout prix. Récemment, le chômage a atteint des proportions extrêmement alarmantes, et les populations les plus fragiles et démunies sont - comme toujours - les plus touchées. Partout à Bali, d'anciens guides touristiques, des serveurs ou des restaurateurs, des cuisiniers ou des chauffeurs, des employés des hôtels luxueux ou encore des pensions bon marché, sont retournés au village familial et tentent autant que possible de revivre chichement des produits des jardins et des rizières. Une métamorphose sociale dont les jeunes générations sont les premières victimes, d'autant plus qu'elles n'ont pas été préparées ni bien sûr averties de ce retour brusque et forcé à la campagne… Un " retour " il est vrai parfois aussi salutaire et bénéfique pour tout le monde, mais souvent difficile à assumer pour les jeunes concernés ! En effet, le salaire moyen d'un instituteur n'atteint pas les 25 euros mensuels, le salaire est encore bien moindre pour ceux qui travaillent la terre ou sont employés dans les divers " petits boulots " de la région. Comment s'étonner de la difficulté pour un jeune de retourner suer dans les champs - ou plus bas dans les rizières - après avoir connu " l'argent facile " (parfois…) en ville, avec ses bars, ses jeux, ses hôtels, ses bons et mauvais plans, ses touristes, et bien sûr ses illusions de richesse et de consommation avec le fantasme d'un enrichissement personnel qui serait rapide et durable… Sans négliger non plus le problème de la corruption qui reste récurrent, tant en milieu urbain que rural… A part les mirages urbains de la modernité trop facile, il existe aussi pour les jeunes balinais en quête d'avenir l'opportunité qu'offre la plage - ces fameuses plages guère immaculées dont le reflet de l'océan ne miroite pas seulement le soleil couchant mais aussi la misère sociale issue des inégalités Nord-Sud - garnie de ces visiteurs venus d'ailleurs qui finissent toujours par repartir avec leurs sous et leurs rêves... Les Balinais restent, bonne ou mauvaise saison touristique, et finissent toujours quant à eux à revenir dans leur village plus ou moins perché sur un flanc de volcan... A Bali, lorsque les touristes boudent l'île, c'est toute l'économie locale et même nationale qui en souffre... Triste conséquence du poids trop élevé du tourisme international dans la balance des politiques nationales, en Asie comme ailleurs... Dans ce contexte de délabrement du tissu social et économique, le système éducatif souffre de la précarisation et de la paupérisation des populations qui n'ont plus les moyens financiers de base pour envoyer leurs enfants à l'école. Ainsi, la situation scolaire se détériore-t-elle suite à la croissance de la pauvreté qui s'opère partout en Indonésie. Mais aussi en raison du miroir aux alouettes que renvoie l'image d'un Occident, nanti et vautré dans la consommation faussement facile et heureuse... A Wanagiri, l'une des deux écoles primaires (SDN2) est certes un établissement public mais le terrain n'appartient pas directement à l'Etat. Dans cette région, hélas, la spéculation avec sa corruption rampante rapporte davantage que l'éducation. Ainsi, en 2004, l'école n'avait-elle pas reçu le minimum d'aide financière fournie par le gouvernement aux écoles... publiques ! Le chef d'établissement, désemparé, ne savait plus où donner de la tête ! Par ailleurs, les frais d'inscription mais également les fournitures et les livres scolaires restent hors de prix pour de nombreuses familles du village. Le propriétaire du terrain envisageait de récupérer le lieu, mais en 2005 un sursis a été obtenu, c'est déjà ça... L'école ne fermera pas dans l'immédiat, mais la situation reste fragile : cet établissement accueille et scolarise environ 170 écoliers en 2004. Les Balinais, jeunes et adultes, ne possèdent souvent pas les formations requises pour occuper des positions dominantes, ils sont souvent relégués à des postes subalternes, plus culturels et de moindre importance stratégique, politique et économique. De plus, avec la paupérisation endémique, les carences scolaires en matière d'acquisition des savoirs se font plus criantes, accentuant de la sorte les disparités et le fossé déjà grandissant entre différentes catégories : pauvres et riches, basses et hautes castes, étrangers et locaux, etc. Les besoins sont multiples mais ceux relevant du strict domaine éducatif sont essentiels dans cette région à forte présence touristique. De graves dégradations ont été constatées au cours des années 1998-2005. Parmi ces dernières, la menace bien réelle d'un essor tragique du tourisme sexuel n'est pas la moindre. Devant ces craintes, la scolarisation puis la formation des jeunes constituent une priorité pour penser l'avenir autrement, sous le signe à nouveau de l'optimisme, et poser les premiers jalons d'un renouveau tant économique que politique, susceptibles de faire oublier 35 ans de dictature et d'éducation placée sous contrôle. C'est aussi pourquoi l'une des priorités de notre projet consiste à promouvoir la lecture - et donc les livres - auprès des enfants et des habitants de la région. Une autre priorité concerne aujourd'hui la protection de l'environnement, mis à rude épreuve ! Le Projet BALI souhaite également, progressivement, sensibiliser les autochtones aux questions écologiques : ramassage et gestion des déchets, prise de conscience sur les effets destructeurs sur les milieux naturels, responsabilisation individuelle et actions collectives, respect de la nature, etc. Des mesures et des actions, certes urgentes, mais qui prendront inévitablement beaucoup de temps avant d'être entendues, appliquées, intégrées, seront ainsi lentement mises en place… Au cours de l'été 2005 et du printemps 2006, des opérations " nettoyage " des déchets (notamment plastique…) ont été organisées par certains habitants de la commune de Wanagiri sur notre initiative. Un premier pas prometteur pour une prise de conscience collective plus durable… Jeune " démocratie " en proie à de nombreux doutes et d'immenses difficultés, l'Indonésie cherche encore sa voie dans une conjoncture globale aussi tendue qu'incertaine. Et la province d'Aceh - suite au Tsunami - est venue occuper tous les esprits et vider toutes les bourses, avant que ne survienne au printemps 2006 le dévastateur et meurtier tremblement de terre dans la région de Yogyakarta, sur l'île voisine de Java... A Bali, à Aceh, à Java, comme ailleurs, une scolarisation pour tous et une meilleure formation des jeunes constituent des réponses concrètes - et certainement urgentes - pour enrayer le marasme actuel, préparer tout en ré-imaginant l'avenir à partir de nouvelles bases, assurer l'autonomie des personnes et l'indépendance des institutions. Bref, franchir une nouvelle voie - une autre voie est toujours possible ! - en retrouvant, pour demain, le chemin de l'école pour tous.
Partout, les couleurs
nationales, rouge et blanc, école primaire de Wanagiri (SDN2) Où? Quoi? DOMAINE D'INTERVENTION & LOCALISATION GEOGRAPHIQUE Le domaine d'intervention de ce projet, initié en 2004, est l'éducation et la formation dans une petite communauté villageoise, agricole et démunie, située au cœur de l'archipel indonésien, dans l'île de Bali, touchée de plein fouet par l'attentat d'octobre 2002 et, plus récemment, par les conséquences indirectes des dramatiques tsunami (Aceh) et tremblement de terre (Java) qui ont ravagé l'ouest de l'archipel indonésien. La région est, depuis ces multiples faits marquants auxquels il faut encore ajouter l'épidémie de grippe aviaire, boudée par les voyageurs, et les conséquences sont graves sur l'emploi dans le secteur touristique. Le projet concerne les établissements scolaires tout comme les opérateurs et les entreprises touristiques, mais il s'adresse en priorité aux habitants de Buleleng en général et de Wanagiri en particulier. Il s'inscrit dans une démarche globale d'échange culturel entre la France et l'Indonésie, plus précisément entre l'Alsace et Bali, et nourrit une forte volonté d'aide à la scolarisation des enfants défavorisés du nord de l'île (trop) dévouée aux aléas du tourisme international. Localisation géographique du projet :
Après trois années aux bilans modestes mais résolument positifs, les objectifs réalisés sur place ont été menés avec succès grâce au soutien et à la détermination de tous. Il s'agit actuellement de pérenniser cette opération en continuant à soutenir ces six écoles, en parrainant désormais une lycéenne, et en promouvant la lecture par le biais de la mise en place de la bibliothèque, tout en suivant de près l'évolution de la situation - scolaire, touristique, économique et politique - sur place à Bali. Pour mener à bien ces objectifs et en assurer un bon suivi, un voyage en Indonésie au moins est programmé chaque année. Pour l'année 2006-07, il s'agira pour nous de
poursuivre en priorité les quatre actions suivantes : Si en 2004 et en 2005, ce Projet BALI a été essentiellement
financé grâce aux recettes d'une vente aux enchères d'œuvres d'art, généreusement
offertes par de nombreux artistes sensibles à nos actions, le mode de
recherche de financement a un peu changé à partir de l'été 2005 et plus
encore pour 2006. Par ailleurs, l'argent récolté de la sorte en France, ou
à Bali au cours des visites touristiques (ou encore à d'autres occasions,
opération " cartes postales " gérée par l'AIPH ou aide grâce à
la vente des guides Bali Wavetrotter notamment), est réinvesti
de la manière suivante et de trois façons différentes: Last but not least, nous faisons également appel aux dons privés et à la générosité d'éventuels mécènes séduits par le concret de nos actions en Indonésie et/ou par nos activités rédactionnelles ou événementielles réalisées tout au long de l'année au sein de Déroutes & Détours. Car l'association ne s'arrête pas au seul Projet Bali ! Concrètement, la pérennisation du projet consiste
dans l'immédiat à nous engager à soutenir les six établissements scolaires
de la région de Buleleng, à poursuivre le développement de la bibliothèque
mise en place en juillet 2005 à Wanagiri, à parrainer une lycéenne
balinaise (Arik) jusqu'à la fin de sa scolarité, de soutenir les autres
actions menées sur place par l'association (promotion de la lecture auprès
des habitants et des écoles, sensibilisation à l'environnement et opérations
de nettoyage, etc.).
Pour celles et ceux qui souhaiteraient connaître la genèse et donc revenir aux commencements : cf. Projet Initial BALI, printemps-été 2004 Un grand merci de la part
de Déroutes & Détours aux cinq stagiaires - Olivia,
Lola, Alexia, Laurence et Justine - qui, en 2006, ont directement
participé sur place à la gestion et au suivi des actions,
notamment en enseignant aux enfants de Wanagiri les premiers rudiments
de la langue française... Bref, terima kasih banyak (en
indonésien) ou matur suksma (en balinais). Et comme toujours,
merci beaucoup pour l'accueil si chaleureux et la disponibilité
remarquable que nous ont réservés les familles, les villageois
et les écoliers de Wanagiri...
En route pour l'école!
en France... Informations de base sur l'association Déroutes
& Détours: à Bali... Adresse Déroutes & Détours en Indonésie:
Déroute assurée!
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